On y était : Artus

Artus à la Défense Arena : oui, mais…

Artus a vu très grand. Deux dates complètes à Paris La Défense Arena. Près de 40 000 personnes chaque soir pour un humoriste. On n’avait pas vu ça depuis Jean-Marie Bigard au Stade de France.

Mais tout ce qui justifie ce format XXL devient aussi son point faible. La salle est immense, le dispositif lourd, et les billets sont chers (plus de 70 € en catégorie 2). On attend donc un spectacle à la hauteur… et ce n’est pas toujours le cas.

Le groupe de musique classique et la chorale gospel apportent peu. Les invités : McFly et Carlito, Teddy Riner, Philippe Croizon, n’ajoutent pas grand-chose non plus. Leurs passages cassent parfois le rythme.

On ressort avec un sentiment mitigé.

Car dès qu’Artus est seul sur scène, tout fonctionne. On rit du début à la fin. Son humour noir fait mouche. Il s’inscrit dans cette vague du “on ne peut plus rien dire”, comme Franjo.

On se dit alors qu’un format plus simple, dans une salle plus petite, aurait rendu le spectacle excellent.

Mention spéciale tout de même pour l’arrivée des acteurs de Un petit truc en plus. Un moment sincère, presque émouvant, qui a fait se lever toute la salle.

Par Alban de Montmarin pour l’Édito