Indochine : Un final éblouissant pour une tournée historique

Clairement, cet article ne sera pas du tout objectif. J’ai vu plus de 10 fois Indo en live, connaît leur discographie et leur histoire par cœur, plus proche de la groupie que de l’analyse réelle de ce que j’ai vu. 

Si Jean-Louis Aubert est bien le patron de la chanson française (voir notre article ici), Indochine est dans une case à part. Ce groupe, volontairement en dehors de tous les sentiers habituels de la musique (zéro télécrochet, absent des Enfoirés, absent des médias sauf en promo etc etc), ont eu récemment des chiffres qui donnent le tournis.

Plus de quatorze millions d’albums vendus, une tournée qui dépasse le million deux cent mille billets, plus de cent dates, et douze Bercy complets. Difficile de rester indifférent face à une telle ampleur.

Indochine, moqué dans les années 90 jusqu’à l’album Paradize (2002), ne fait plus rire personne, et la critique du groupe devient compliquée avec de tels résultats et un tel public.

Le show final de cette tournée record dura un peu moins de 3 heures, avec une première partie jouant une bonne partie des titres du nouvel album (mention spéciale à l’incroyable chant des signes) jusqu’à Salômbo, qui marque l’arrivée dans le show des titres les plus connus. A partir de ce moment, il se passe une sorte de sentiment de bonheur dans la salle, 15 000 personnes, principalement les fans les plus hardcore sur cette dernière date, chantant à tue-tête tous les titres du groupe inconique.

Nicola Sirkis a souhaité continuer le plaisir en chantant 2 chansons de plus que les autres dates à la fin. Nous sommes repartis heureux, avec un grand sourire. Le groupe peut enfin se reposer, et commencer à finir leur carrière en offrant toujours autant de bonheur.

Par Alban de Montmarin pour l’Édito